PERFORMANCES COLLECTIVES

 

ET APRES ON LES BRULE - LABO K 06, Juillet 2021

4 projecteurs 16mm + Son en live (Emeric Priolon)

 

« Je marche dans l’obscurité, le vent souffle et me guide.
Je marche, je souffle, j’ai peur, j’écoute.
Chaque chose autour de moi est minutieusement étudiée.
Je vois les nœuds dans les arbres.
Je vois les branches qui s’entrelacent.
Je vois les nervures dans les feuilles.
Je vois l’écorce qui craque.
Depuis combien de temps je suis là ?
Depuis combien de temps je n’ai pas dormi ?
Je ne reconnais plus rien.
Je marche, je m’arrête, j’écoute.
Je marche sur la tête, je marche à l’envers.
Les arbres résonnent comme des murs et mes pas s’accélèrent.
Je marche sans m’arrêter, et pourtant je coule…
Les yeux clos, j’avance.
Un deux trois quatre - un deux trois quatre
Je marche les tranchées, je marche les rochers, je marche les sentiers, je marche les craquements.
Je pense à une cabane.
Je marche.
Je marche.
Je marche.
Et je reviens. »

 

 

CELLULE - LABO K 05, février 2020

4 projecteurs 16mm et 2 projecteurs diapo + son en live (Bertuff)

Des fragments de réel se révèlent, se transforment et disparaissent, perdus dans le temps, peut-être même oubliés ou trop enfouis pour qu’on puisse les saisir. La matière filmique se bouscule, les particules s’agitent, les reliefs se décomposent, le film se rétracte et réapparaît à nouveau sous une forme différente, plus vaporeuse encore.

 

FONDERIE - LABO K 04, Octobre 2019

3 projecteurs 16mm et 2 projecteurs diapo + son en live (Frank Lawrence)

 

La Fonderie

Retour en images sur notre performance samedi à La Bête Humaine

https://www.facebook.com

La fonderie est un espace qui ouvre à l’imaginaire. Un lieu d’abandon qui représente un décor de cinéma, proche du film post-apocalyptique mais toujours situé dans le monde des vivants. Plantes grimpantes, fougères gigantesques rivalisant avec les flaques immenses. Ce lieu est propice à l’introspection, à la rêverie. La fonderie peut aussi s’offrir comme un paysage industriel, torsadé de fils électriques, de poteaux téléphoniques renversés, de ferraille rouillée, de déchets urbains. Cette zone industrialisée, peuplée de végétation et de rebuts, s’inscrit dans l’iconographie de la ruine. Elle réactualise le souvenir, l’évocation. On peut y loger des rêves, des espoirs, des fantasmes et des frayeurs comme une archive en lambeaux, fantômes survivants d’une mémoire suspendue.  Cette proposition est un poème visuel, un objet  qui doit prendre son temps, afin qu’il n’appartienne pas à un format pré-établi quant à la temporalité des images mais que ce soit plutôt une expérience cinématographique particulière. Il ne s’agira donc pas de proposer un film descriptif et didactique, mais de composer et de révéler l’atmosphère d’un lieu. C’est en ce sens  que  le film comme une proposition de voyage onirique dans cet espace.

 

OBTÜR - LABO K 03, février 2019

3 ou 4 projecteurs 16mm + son en live (Frank Lawrence)

Des paysages apparaissent lentement, s’entremêlent et se masquent par un jeu d’obturateurs installés devant chacun des projecteurs. Le mouvement, l’oscillation de ces caches créé le rythme du film. Un jeu d’apparition d’images conduit peu à peu le spectateur vers des matières plus texturées. Des images fantômes apparaissent, qui révèlent une abondance de formes à la limite du perceptible.

 

A LA CHAINE - LABO K 02, juin 2018

2 projecteur et 8 projectionnistes + son en live

Deux équipes de 4 projectionnistes travaillent « à la chaîne » sur une boucle géante de film 16mm.

 

SCRTCH - LABO K 01, Octobre 2017

7 projecteurs 16mm et 2 projecteurs diapo + son en live

La même image, travaillée de différentes manières, se répète à l'infini, se superpose et prend vie au rythme des projecteurs.

 

labok

VEC_TRAVELLING2018-1web

crédit photo: Gilles Pensart

Festival Travelling, 2018